Axes de recherche

Histoire de la philosophie allemande

L’équipe d’accueil « Métaphysique allemande et philosophie pratique » ambitionne de préserver, et d’accroître encore, la visibilité nationale et internationale dont elle jouit, et dont jouissait déjà le Centre de recherches sur Hegel et l’idéalisme allemand (ainsi, en son temps, que le Centre de recherche et de documentation sur Hegel et Marx), dans le domaine de l’histoire de la philosophie allemande.

Cette équipe, qui s’est singularisée en cherchant à montrer en quoi l’hégélianisme, loin d’affirmer  la toute puissance de la raison, permet au contraire une pensée de l’imprévisible et de l’insensé, entend compléter son approche à travers deux autres pans de la philosophie allemande, ayant conditionné le hégélianisme ou issus de lui.

  • Le MAPP souhaite tout d’abord réfléchir sur les notions de « vie », de « système » et d’« organisme » grâce à l’approfondissement des sources romantiques et idéalistes allemandes jusqu’aux philosophies de Schopenhauer et de Nietzsche, ainsi qu’à leurs concomitants scientifiques (Büchner, Fechner, Lotze par exemple) et philosophiques (les premiers néo-kantismes). Cette réflexion se doit d’englober aussi le début du XXe siècle, avec, d’une part, la pensée diltheyienne de la vie, d’autre part les premières élaborations de l’ « anthropologie philosophique allemande » (Scheler, Plessner, Gehlen, jusqu’à Blumenberg).
  • Le MAPP souhaite en second lieu s’intéresser désormais, renouant avec la première inspiration donnée au « Centre Hegel et Marx » par Jean Hyppolite et Jacques d’Hondt, au devenir du hégélianisme dans la philosophie marxienne. Ce qui implique un triple travail sur le corpus de Marx lui-même, sur les médiations qui se sont instituées entre la pensée de Hegel et la sienne propre (Feuerbach, Bauer, Stirner), enfin sur les postérités du marxisme (notamment dans les différents âges de l’École de Francfort et de la théorie critique).

Métaphysiques, phénoménologie, logique 

Sont pris ici en considération les différents corpus qui, à travers l’histoire de la philosophie, ont pu se présenter comme « philosophie première », à savoir, principalement, la métaphysique (de ses sources platoniciennes, aristotéliciennes et néo-platoniciennes jusqu’à ses élaborations dans la période classique, chez Malebranche par exemple) et la phénoménologie (dans sa fondation husserlienne mais aussi dans son inflexion ontologique chez Heidegger ou Maldiney). Corpus eux-mêmes concurrencés sur leur propre terrain par des tentatives d’origine extérieure à la philosophie, comme l’esthétique, notamment musicale et littéraire, ou la logique et les mathématiques.

Philosophie pratique

Dans un monde en constante évolution, les sociétés démocratiques doivent sans cesse réinterroger les conditions de leur propre possibilité.  Qu’est-ce qu’une société véritablement démocratique? Quelles formes de justice exige-t-elle? Ces questions orientent les travaux associés à cet axe de recherche et en assurent l’unité.

Les multiples formes contemporaines de l’injustice font ici l’objet d’analyses normatives, menées, au sein de l’équipe, dans une perspective internationale, résolument pluridisciplinaire. Cette démarche ouverte, qui mobilise tant les ressources de l’investigation philosophique et de l’analyse sociale, que celles de la critique littéraire et culturelle, est requise par la complexité même des objets dont une raison faisant droit aux puissances de l’expérience et de l’imagination, peut vouloir se saisir.

Champs de recherche :

  • Les conditions éthiques, sociales et politiques de la démocratie
  • Justice, frontières et migrations
  • Inégalités et discriminations
  • Théories et pratiques de la justice : émancipation, reconnaissance et redistribution
  • Les formes contemporaines de la domination
  • Théories morales contemporaines et conceptions du raisonnement pratique
  • Motivation, mobilisations individuelles et collectives

 

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