Domaines de recherche

La logique, la philosophie de l’esprit, la philosophie morale et politique, l’esthétique, la philosophie de la religion.

Corpus

La philosophie allemande classique, principalement Hegel, la philosophie grecque et la philosophie française classique.

Axes de la recherche

La diversité des thèmes de ma recherche relève d’une démarche qui a son unité dans la philosophie de l’esprit, comme manifestation et savoir de soi, ce qui articule la pneumatologie et la liberté. Il s’agit de penser la liberté de l’esprit, l’esprit comme liberté et la liberté comme vérité de l’esprit. Mes recherches ont porté d’abord sur la logique (l’essence comme réflexion, identité et différence, principe des indiscernables, principe du tiers exclu, principe de non-contradiction), puis sur la vie de l’esprit, notamment sur la découverte de l’ego (l’epistrophè, l’intelligence, la mémoire, l’imagination et le langage, la volonté), et sur la philosophie morale et politique (la liberté comme institution et habitation du monde, dans l’articulation de la communauté et de l’individu).
Mes recherches ont commencé par un doctorat sur la Science de la logique de Hegel, travail qui permettait l’interprétation des autres sphères de cette philosophie : l’esprit subjectif (l’intelligence, l’imagination, le langage et la pensée), l’esprit objectif (la propriété, la morale, le droit et la loi, l’État, la guerre et la paix) et l’esprit absolu (l’art et la religion). J’ai mené aussi des recherches sur Augustin (l’ego, le don et la morale, la volonté, la conversio) et sur Descartes (l’ego, la liberté de la volonté, l’âme et la morale, l’expérience, le corps).
De là, j’ai travaillé à des commentaires de Hegel : celui d’une partie de la Science de la logique (l’essence comme réflexion, qui repense l’epistrophè chez Plotin et Proclus), et celui des Principes de la philosophie du droit. Hegel présente son système tout entier comme « la science de la liberté ». Il m’a donc paru fécond d’étudier ce thème en deux lieux décisifs : d’abord dans la Logique, en ce que l’esprit est libre (chez soi) dans la vérité logique qu’il pense, dans le sens pur, dans l’identité du penser et de l’être ; et ensuite dans la Philosophie du droit, en ce que la vie éthique est l’accomplissement de la liberté de l’esprit dans le monde et comme monde, ou est la création par l’esprit d’un monde de la liberté, en ses formes nécessaires, juridiques, morales, familiales, sociales et politiques. Il s’agissait d’interroger cette pensée de la liberté et de l’action qui donne une intelligence de notre monde historique, comme intelligence qui procède du savoir philosophique lui-même.
Le livre sur le concept d’individualité a été écrit pour l’agrégation de philosophie. Cette recherche portait sur l’histoire de ce concept et sur l’articulation de ses figures, ce qui engageait des questions décisives, comme celle du principe d’individuation ou celle de la singularité, dans l’exposition notamment des pensées de Platon, d’Aristote et de Leibniz. Il s’agissait aussi d’étudier l’effectivité de l’individualité dans la nature et dans le monde humain. La recherche en philosophie de la nature portait sur les atomistes antiques, le Timée, la physique cartésienne, l’Idée kantienne du vivant et enfin la hiérarchie hégélienne des corps, des quanta au vivant. Et en philosophie morale et politique, elle portait sur les théories contractualistes, Hobbes, Locke et Rousseau, sur l’éthique hégélienne et l’idée de la démocratie chez Tocqueville, en examinant les questions morales et politiques posées par l’émergence de la libre individualité dans l’histoire de la modernité.

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