Simon Lemoine

Les institutions produisent largement nos subjectivités, ainsi, pour agir sur nous-mêmes et pour augmenter notre capacité d’agir, il est nécessaire aujourd’hui, plus que jamais, d’agir sur ces institutions, en les modifiant afin de nous modifier nous-mêmes en retour. Prendre conscience du rôle déterminant des institutions quant à la constitution même de ce que je suis, c’est saisir que je ne puis véritablement agir sur moi-même qu’en agissant sur ce qui me façonne. La vertu, la morale et la liberté ne se gagnent pas seulement par des décisions, des choix souverains, des réflexions et des discussions rationnelles, elles demandent également impérativement un contrôle des institutions, par les sujets qui les reconnaissent et en sont les acteurs, car les institutions régulent les possibilités d’être vertueux, moral et libre, régulation normative et pratique.

Contact :

simon.lemoine@univ-poitiers.fr

Objets de recherche :

Pouvoir et sujet, normes et sujet, institutions et sujet, violence et micro-violences, la microphysique du pouvoir, les lieux de pouvoir, socialisation/aliénation/assujettissement/subjectivation, la capacité d’agir, discours et pouvoir, l’école et la reproduction sociale, la violence symbolique, la théâtralisation des rapports humains, rôles et identités, l’ordre public, épistémologie de l’interdisciplinarité.

Je travaille en particulier sur les œuvres de Foucault, Bourdieu, Marx et Butler.

Ouvrages :

  • Découvrir Bourdieu, Les éditions sociales, coll. Les propédeutiques, en préparation.

  • Micro-violences : le régime du pouvoir au quotidien, CNRS Éditions, 2017.

  • Le sujet dans les dispositifs de pouvoir – Presses Universitaires de Rennes – 2013 – Lien.

Thèse :

Contributions à une philosophie du dispositif, usages de Foucault, soutenue en 2011, éditée en 2013 aux Presses universitaires de Rennes sous le titre Le sujet dans les dispositifs de pouvoir.

Directeur de thèse: Jean-Claude Bourdin ; jury: Jean-Claude Bourdin, Frédéric Gros, Jean-Louis Labussière et Judith Revel.

Résumé : Une partie significative des rapports humains est impensée. Ces rapports invisibles sont diffus, hétérogènes, bigarrés, médiatisés, retardés, amplifiés, hybridés, échappant à la pensée d’entendement. Dans de très nombreux lieux, ces rapports tournent à l’avantage des dispositifs, c’est-à-dire qu’ils font faire mille actions à des sujets, que ceux-ci n’auraient pas faites de leur propre chef, et également qu’ils constituent peu à peu ces sujets, en fonction de leurs fins (ils façonnent des sujets ergonomiques, persistants, polarisés, etc.). Ces rapports déterminants ont lieu largement dans la dimension microphysique, ordinairement négligée. Cette dimension largement inexplorée, c’est l’étude attentive des dispositifs qui nous amène à en apercevoir l’existence et l’importance.

Activités actuelles :

  • Professeur certifié de philosophie, 2013 à ce jour. Actuellement au microlycée de l’académie de Poitiers.

  • Chargé de cours au département de philosophie de l’université de Poitiers, 2012, 2016-2017, 2017-2018.

Recherche

Menu principal

Haut de page