Elisabeth Grimmer: Sujet de thèse

Résumé:

S’interrogeant sur les notions de personne et de personnalité dans la philosophie de F.W.J. Schelling et de Vladimir Jankélévitch, notre travail conjugue deux traditions philosophiques de prime abord disparates. Un tel rapprochement s’avère toutefois fécond dès lors qu’on s’intéresse à la réception de Schelling par Jankélévitch. Le philosophe français a en effet su reconnaître – puis s’approprier de manière originale – ce qui constitue la force et le grand intérêt de la philosophie de Schelling, à savoir la naissance progressive d’une pensée de l’ex-istence.
Notre propos est alors que Schelling et Jankélévitch développent une véritable ontologie de la personne, qui ne répond plus à la question « Qu’est-ce que l’homme ? » mais « Qui est l’homme ? ». Partant d’une mise en cause de la pertinence de la philosophie de la subjectivité pour penser la personne, que nous confrontons aux tensions internes de la pensée de Schelling et de Jankélévitch, nous tentons de répondre aux questions suivantes : Quelles sont les conditions de possibilité d’une métaphysique de la personne ? Quel est le mode d’individuation propre à la personne et comment penser l’identité personnelle ? Comment s’expliquer la quasi-absence d’une pensée de la chair chez nos deux auteurs ? Puis, comment concevoir le passage d’une ontologie de la personne à une éthique des personnes au pluriel ?

Recherche

Menu principal

Haut de page