Soutenance de thèse de Hye-Young Kyung

Le 16 juin 2017, de 9h à 13h, en salle Jacques D’Hondt (36, rue de la Chaîne, 86000 Poitiers), Mme Hye-Young Kyung soutiendra, au sein d’équipe d’accueil EA 2626 MAPP (« Métaphysique allemande et philosophie pratique »), une thèse de doctorat de philosophie intitulée « L’impersonnel comme stratégie créatrice ». Le jury sera composé de :

 

Arnaud François (professeur à l’Université de Poitiers, directeur)

Sylvain Roux (maître de conférences HDR à l’Université de Poitiers)

Guillaume Sibertin-Blanc (maître de conférences HDR à l’Université Toulouse-Jean-Jaurès, rapporteur)

Rocco Ronchi (professeur à l’Université de L’Aquila, Italie, rapporteur)

Alain Brossat (ancien professeur à l’Université Paris 8-Vincennes-Saint-Denis)

 

La thèse de l’impersonnel chez Deleuze pose une question fondamentale à la philosophie, dans la mesure où le terme s’oppose à la notion de personne qui porte une longue histoire de constitution et développement. Pourtant, nous ignorons parfois le contenu complexe de la notion de personne qui enveloppe plusieurs domaines différents et le développement dans une longue durée, peut-être à cause de la banalité du terme dans la vie quotidienne et de l’usage dans la philosophie dite traditionnelle. Notre recherche s’intéresse au plus près du développement de la notion de personne pour examiner ce qui en était retenu et ce qui en était rejeté dans l’histoire de la philosophie. La présente étude sur la thèse de l’impersonnel a pour objectif de comprendre à quel point la thèse deleuzienne de l’impersonnel s’oppose à la personne, et pour quelle raison elle propose une nouvelle manière de philosopher. Comme point de départ, la partie sur la personne comprend l’origine du terme et ses sens lexicaux afin d’étudier les domaines où elle s’est développée, inséparables de la philosophie, comme la grammaire, la rhétorique, la théologie, la philosophie du droit. La deuxième partie consacrée à la thèse deleuzienne de l’impersonnel commence à partir du kantisme et du post-kantisme comme point nodal entre l’histoire de la personne et la critique de Deleuze ; elle étudie sa proposition d’une nouvelle philosophie qui permettrait de libérer la philosophie de la théologie et de l’anthropologie, de libérer l’homme de l’identité et de l’assujettissement, et de libérer une puissance créatrice pour inventer une nouvelle manière de vie.

Mots clés : personne, prosopon, persona, person, impersonnel, identité, liberté, création, jeu, machine, agencement, diagramme

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