Philippe Grosos, L’Artiste et le philosophe, Cerf, 2016

Qu’ont de commun Pascal et la peinture de La Tour ? La théologie de Thomas d’Aquin et les fresques de Fra Angelico ? La philosophie de Schelling et la musique de Liszt ? La pensée de Diderot et les toiles de Fragonard, ou encore la phénoménologie de Maldiney et les sculptures de Giacometti ? Et si œuvres d’art et œuvres philosophiques, dans leurs façons d’être au monde, tissaient de profondes correspondances, souvent même à l’insu de leur créateur ? C’est la thèse de Philippe Grosos qui revisite ici les grandes œuvres de la pensée humaine et les plus belles productions de l’art pour en dévoiler les liens les plus intimes et les intuitions communes. De telles correspondances, qui entendent mettre en évidence des gestes communs à l’élaboration de leurs œuvres, supposent alors que ce que nous nommons esthétique a bien davantage à voir avec l’existence qu’avec la seule œuvre d’art ou le jugement de goût.

Passage de Philippe Grosos sur France culture, « Les nouveaux chemins de la connaissance », le vendredi 15 avril.

 

 

Couv. Grosos

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